Un contexte : un patrimoine immense et un plan climat ambitieux
La Ville de Paris gère plus de 5 millions de m² de patrimoine répartis sur plusieurs milliers de bâtiments, avec des usages variés : logements, écoles, bâtiments administratifs, équipements culturels, etc. Dans le cadre de son plan climat et de ses feuilles de route économie circulaire et prévention des déchets, la Ville veut réduire drastiquement les déchets, développer le réemploi et intégrer la sobriété matière dans l’ensemble de ses politiques publiques.
Pour tenir ces objectifs, il ne suffit plus de recycler en fin de chaîne : il faut piloter les ressources (matériaux, mobiliers, équipements) à l’échelle du patrimoine, entre projets et entre directions. C’est à ce besoin que répond Skop, en apportant une solution numérique dédiée à la gestion circulaire des ressources.
Skop : un outil pour piloter le réemploi à l’échelle d’une ville
Skop est un logiciel de gestion des ressources du patrimoine conçu pour les organisations complexes qui gèrent de nombreux sites. La solution combine plusieurs briques dans un même environnement :
- Inventaire sur site, via une application terrain pour identifier, quantifier et qualifier les ressources disponibles (mobilier, matériaux, équipements).
- Gestion de stock multi-sites, avec traçabilité des lieux (bâtiments, plateformes, entrepôts, écoles, etc.).
- Marketplace interne ou boutique en ligne, permettant de redistribuer, donner ou vendre les ressources au sein de la collectivité ou vers des partenaires.
- Gestion multi-équipes et multi-exutoires (réemploi, don, vente, reconditionnement, recyclage).
- Bilans et indicateurs pour suivre les flux, mesurer le réemploi et rendre compte des résultats.
Adapter la solution à l’organisation de la Ville de Paris
La Ville de Paris doit gérer des usages et des enjeux très différents selon ses directions (logement, bâtiments administratifs, écoles, logistique, etc.). Skop a été déployé et adapté pour refléter cet organigramme et les pratiques spécifiques à chaque service :
- Bâtiment et travaux : intégration sur des directions comme la DLH ou la DCPA pour gérer le réemploi de matériaux issus de chantiers et interventions sur le bâti.
- Mobilier tertiaire : outil de gestion du réemploi pour le Bureau Logistique de l’Économie Circulaire, afin d’optimiser la redistribution de mobilier de bureaux entre services plutôt que d’acheter du neuf.
- Mobilier scolaire : gestion du mobilier des écoles pour la direction en charge (par exemple, DASCO), en facilitant le repérage, le stockage, la réaffectation et le réemploi des équipements.
Cette adaptation permet d’avoir une base commune (même outil, mêmes principes de suivi des ressources) tout en tenant compte des contraintes propres à chaque direction : types d’objets, fréquences de renouvellement, contraintes d’usage, circuits de validation internes, etc.
Une solution terrain pour les équipes techniques
Skop est d’abord pensé comme un outil terrain pour les agents et techniciens qui interviennent dans les bâtiments de la Ville.
Les principaux usages côté terrain :
- Inventaire des ressources directement sur site (bâtiment ou école), avec possibilité de travailler en mobilité.
- Gestion des lieux de stockage (locaux techniques, entrepôts, plateformes de réemploi) et du statut des ressources (en place, déposées, reconditionnées, disponibles, etc.).
- Suivi des opérations de reconditionnement (ex. remise en état de mobilier, regroupement de lots, préparation à la réaffectation).
En centralisant ces informations, Skop remplace des pratiques dispersées (listes Excel, mails, photos envoyées par messagerie) et donne aux équipes une vue claire sur ce qui existe, où, et dans quel état.
Partage, réaffectation et magasin de réemploi en ligne
Au-delà de l’inventaire, Skop fournit à la Ville de Paris un véritable outil de mise en relation interne autour des ressources, pour éviter les achats inutiles et prolonger la durée de vie des biens.
Les fonctionnalités clés pour les utilisateurs :
- Outil de partage des inventaires, avec possibilité d’exporter ou de créer des catalogues internes par direction ou par typologie de ressources.
- Messagerie et circuits de commande internes, pour permettre à une direction de réserver ou demander un bien à une autre.
- Magasin de réemploi en ligne accessible aux services, jouant le rôle de “ressourcerie interne” à l’échelle de la collectivité.
Ce fonctionnement permet de transformer des stocks dormants en ressources utiles, en organisant la circulation des biens à l’intérieur même de la Ville. Il contribue aussi à habituer les équipes au réflexe réemploi : avant d’acheter du neuf, on regarde ce qui est disponible dans Skop.
Une vision globale des flux pour fiabiliser l’économie circulaire
L’un des enjeux majeurs de la Ville est de pouvoir piloter sa stratégie de réemploi à grande échelle, et pas seulement au cas par cas. Skop apporte une vision d’ensemble des flux de réemploi :
- Suivi des volumes inventoriés, réemployés, donnés, vendus ou orientés vers d’autres exutoires.
- Analyse par direction, par typologie de ressources, par site, pour identifier les marges de progression.
- Production d’indicateurs utiles pour le suivi des plans climat, des plans de prévention des déchets et des politiques d’achats durables.
En rendant les flux visibles, la Ville peut mieux fiabiliser ses démarches d’économie circulaire, documenter les résultats et ajuster ses pratiques (tri, dépose soignée, organisation des stocks, procédures internes).
Une démarche appelée à s’étendre à d’autres directions… et à d’autres grands gestionnaires
Le déploiement de Skop à la Ville de Paris ne se limite pas à quelques pilotes ponctuels : d’autres directions sont amenées à rejoindre progressivement la démarche pour généraliser le réemploi à l’échelle de la collectivité. L’objectif est double :
- Faire du réemploi un réflexe intégré dans les métiers (technique, logistique, achat, gestion de patrimoine).
- Mesurer le réemploi de manière fiable à l’échelle de la ville, afin d’en faire un levier structurant du plan climat et de la réduction des déchets.
Au-delà de Paris, Skop commence à déployer ce type de cas d’usage “gestion circulaire de patrimoine” auprès d’autres grands gestionnaires d’actifs, publics comme privés (bailleurs, opérateurs de transport, grandes entreprises, etc.), qui partagent les mêmes enjeux de multi-sites, multi-directions et massification du réemploi.
En combinant une stratégie politique ambitieuse et un outil opérationnel adapté aux réalités du terrain, la Ville de Paris et Skop montrent qu’il est possible de passer du principe de l’économie circulaire à sa mise en œuvre concrète, mesurable et duplicable.

